Défi Noël : marques éthiques et écolos!

Parce qu’on ne peut pas fabriquer tous les cadeaux ou qu’il nous est difficile d’offrir des objets de seconde main (c’est mon cas !!) , je suis allée à la pêche aux marques engagées, écolo.. Donc voici la compil’ de ce que j’ai trouvé sur le net ou en magasin :

Ekobo :  (vu dans une boutique sur Rouen)  est une marque d’objets design fabriqués en Bambou. Cette marque propose de la vaisselle pour petits et grands, des jouets, des luminaires….

Les engagements de la marque :

  • au niveau écologique : le bambou pousse très vite, ne nécessite aucun pesticide et se régénère rapidement. Les produits viennent de loin mais la plupart sont expédiés par voie maritime et arrivent emballés dans du carton recyclé en France.
  • Au niveau social : développe une activité durable pour les communautés artisanales du Vietnam. Pour cela EKOBO paie 50% des commandes par avance et répartit la production de manière équilibrée durant l’année auprès des artisans.

Pour ma part, j’ai craqué sur la vaisselle pour les petits : toute colorée et toute douce au touché et puis si c’est bon pour la planète et les hommes…

http://www.ekobohome.com

 

Le royaume de Physalis : pour-c3a9tiquette derrière ce nom se cache  Sarah, une jeune créatrice  que j’ai rencontrée sur le village des alternatives à Rouen. Elle créée ses produits chez elle en Haute Normandie. Sarah propose des accessoires durables faits main, afin de limiter nos déchets,: mouchoirs, serviettes en tissu, sacs à vrac, carrés démaquillants, bavoirs…

Les petits plus du royaume de Physalis :

  • Une partie des tissus utilisés sont de seconde main.
  • Elle peut confectionner des objets personnalisés sur demande.

Sa boutique en ligne : http://www.alittlemarket.com/boutique/le_royaume_de_physalis-265687.html

son blog : leroyaumedephysalis.wordpress.com/

J’ai maintenant de très jolis mouchoirs en tissu que je peux arborer fièrement. 

 

Lamazuna : ce sont des cosmétiques solides, bio, véganes, fabriqués en France, zéro déchets (même les emballages sont compostables)  !! et oui rien que ça, trop le top pour moi !

Du coup, j’ai testé :

  • le shampoing solide : je suis conquise, il lave bien il suffit de le frotter sur cheveux mouillés (c’est mieux pour un shampoing) et trop bien il mousse ! ben oui parce qu’en marque bio, ça ne mousse pas toujours. On a beau savoir que ce n’est pas parce que ça mousse, que ça lave mieux… on j’ai a dû mal à faire sans. Et c’est très facile à transporter, on le remet dans sa toute petite boîte, ça ne prend pas de place et impossible que ça coule au fond du sac !
  • L’éponge de Konjac : le konjac est une racine qu’on transforme en farine et à laquelle on ajoute de l’eau et qu’on passe ensuite au four et voilà le résultat ! Elle est utilisée pour exfolier le visage au quotidien ou pour la toilette des bébés. J’aime bien la sensation douce et fraîche qu’elle laisse sur la peau. 

La marque propose du dentifrice, une cup, des lingettes démaquillantes, du déodorant..

Les petits plus :

-Lamazuna soutient un joli projet d’agro-foresterie au Pérou

-Envoi autant que possible dans des boites recyclées.

Bon alors, c’est coûteux à l’achat mais ça dur très longtemps, je n’ai pas calculé si c’était plus économique mais vu les bénéfices pour la planète… je ne compte pas !

Un truc complètement fou : j’ai trouvé ces 2 produits bien moins chers dans une boutique près de chez moi, que sur le site de la marque, je n’y comprends pas grand-chose ! Alors guettez, on ne sait jamais!

Pour découvrir d’autres marques, je vous conseille d’aller sur le blog de clementinelamandarine qui vous propose durant tout le mois de décembre des marques qu’elle a testées !

Défi Noël : emballer autrement!

Vu la quantité de papier produit et jetée lors de la période de Noël, il serait bon de changer nos habitudes, d’autant plus qu’une importante partie ne ne recycle pas. Je suis donc allée à la recherche d’idées pour emballer mes cadeaux, avec ce que j’avais dans mes placards :

  • Le déchet le plus facile à éliminer étant celui qu’on n’a pas crée, on peut essayer le sans emballage. Vous me direz pour les enfants c’est dommage et puis il n’y a pas de surprise, alors on peut toujours partir à la chasse aux trésors dans la maison grâce à des indices.
  • Si on n’a pas envie de se lancer dans la création on peut opter pour le papier kraft qui est recyclable, il suffit de l’agrémenter d’un joli bout de raphia,  ficelle, ruban…

Sinon on peut utiliser du tissu, je ne sais pas coudre donc ce que je propose est très simple :

  • Le Furoshiki ou l’art japonais d’emballer avec du tissu.

Le Furoshiki est toujours taillé en carré. Pour emballer des cadeaux, on peut utiliser  3 tailles :

  • Petit modèle  50cm
  • Moyen modèle  75 cm
  • Grand modèle 105 cm

Envelopper un livre ou une boîte cubique en forme de fleur :

  1. Etalez votre carré de tissu (le furoshiki) à l’envers et placez votre objet au centre,
  2. Relever les deux pans diagonaux sur la boîte,
  3. Enroulez les deux pans des côtés autour de deux premiers pans et nouez-les. Laissez pendre les pointes,
  4. Enfoncez les deux pointes libres dans le nœud en formant des plis pour imiter une fleur. Prendre le temps de bien former sa fleur, ça ne se fait pas tout seul.

 

Envelopper une boîte carrée :

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extrait du livre Furoshiki de Kumiko Nakayama-Geraerts

 

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Voilà c’est esthétique, écologique et facile à faire alors foncez faites un essaie !!

« Maison zéro déchet » épisode 1 : la cuisine

Comme dit dans un article précédent, j’ai été bénévole sur le village Alternatiba de Rouen à la maison zéro déchet, soit dit en passant : la mienne et encore loin d’être zéro déchet 😉

Quand je me suis inscrite sur cette commission autant vous dire je ne faisais pas la maligne, j’en étais au tout début de ma découverte du mouvement « zéro déchet », je venais de commencer  le livre zéro déchet de Béa Johnson. Mais, à juste titre, mes collègues bénévoles m’ont dit « tu vas apprendre plein de choses » !!

Le mouvement zéro déchet vise à réduire ses déchets non recyclables et ses déchets tout court. Il faut y aller doucement, on ne peut pas tout faire d’un coup sinon on risque de se décourager. Il faut trouver le domaine dans lequel on se sent le plus à l’aise pour commencer. Moi j’ai commencé  par mes cotons jetables que j’ai remplacé par des lavables. Oui c’est un tout petit truc, enfin vu que j’en consommais tous les jours…

Comme l’a dit une personne très éclairée sur le sujet : « le déchet le plus facile à éliminer est celui que l’on a pas produit » 😉

Une journée dans ma cuisine » zéro déchet »  :

Le réveil sonne, zouh au ptit déj, : un café ou un thé, un fruit, du pain, de la confiture. Après avoir rempli mon ptit ventre :

-le marc de café file tout droit dans mes canalisations pour éviter qu’elles ne s’engorgent mais il peut aussi aller au compost. Je n’ai pas de filtre à jeter car mon filtre est lavable. Si votre machine à café est prête à rendre l’âme pourquoi ne pas essayer la cafetière à piston.

– le thé (en vrac dans une boule à thé) et les épluchures de fruits vont dans mon petit pot à compost.

– le pot de confiture est vide : je le garde pour m’en resservir, sinon dans le bac du tri verre.

Direction le boulot, je n’ai pas de restauration collective sur place donc j’emmène ma petite boîte en verre avec mon repas ainsi que mon petit pot à compost. J’habite en appartement donc je n’ai pas de composteur mais j’ai réussi à en faire acheter un au boulot. Je travaille avec des enfants, c’est plus facile à négocier que si vous travailler dans un bureau c’est sûr ! C’est top car ça allège ma poubelle et evite les mauvaises odeurs.

Emmener son repas, c’est meilleur, plus économique et plus écologique que le plat industriel acheté à la va vite à la superette du coin ou le sandwich plein de mayo de la boulangerie. Pour le dessert un fruit ou un yaourt. Je fais moi-même mes yaourts, ils sont bio et trop bon, donc pas de pot à jeter.

Après cette journée de boulot, c’est le moment d’aller faire les courses : je prends mon petit panier à la place de mes sacs plastiques de grandes surfaces. Je privilégie les achats en vrac donc je ramène à chaque fois mes emballages papiers ainsi que ma boîte à œufs. Et pour la vraie version zéro déchet : utilisez des petits sacs en tissus. A la boulangerie, je refuse toujours le papier autour de la baguette et j’ai toujours un ou deux petits sacs en tissu dans mon sac à main pour les petits achats. Certains me diront que le papier se recycle mais à partir du moment où on accepter un papier on participe à sa production et recycler à un coût !

Au retour, je trie tous les emballages recyclables et je conserve les sachets en papier pour mes prochains achats. Je mets tous mes aliments en vrac dans des bocaux ou pots de confiture (vous voyez le lien avec le ptit dej, ;). En plus, ça fait très joli dans mon placard.

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J’adore cuisiner donc je prépare mes petits biscuits que je mange à la place des gâteaux industriels donc meilleurs et pas de déchets d’emballages. Je fais des sablés ou des cookies que je met en suite dans une petite boîte en fer pour qu’ils se conservent bien.

Si je fais une tarte, je n’utilise plus de papier de cuisson mais je mets un tout petit bout de beurre et de la farine ou de l’huile dans le plat. Oui la bouteille en verre de l’huile se recycle et le papier du beurre non mais comme tout le monde je ne suis pas parfaite !

Pour les épluchures de légumes, avant de les mettre au compost, je m’en sers pour faire des cubes de bouillons .j’ai  trouvé cette recette sur le blog uneviesansgachis. C’est tout simple :

Ingrédients :

Le jus de cuisson de vos légumes ou légumineuses

Les épluchures de vos légumes mais aussi ail, oignon…

Sel et poivre

Feuille de laurier  (je n’en ai pas)

Faire cuire le tout dans une casserole à basse température pendant 20 à 30 minutes.

Filtrez avec une passoire

Versez dans un bac à glaçons et laissez refroidir, placez au congélateur.

Le goût est assez léger, donc quand je l’ai utilise je mets deux cubes au lieu d’un.

« C’est l’heure du souper » comme dit ma grand-mère, moi c’est plutôt « c’est l’heure de manger ».

Sur la table : une carafe d’eau, vous comprendrez ma grimace devant les bouteilles en plastiques. Pas de rouleau de sopalin mais torchons ou serviettes de tables, oui le truc que nos grands-mères utilisent dont on disait que ça faisait vraiment vieillos ! En attendant, ça ne pollue pas les serviettes de mamies et maintenant il y en a des très jolies. J’ai un rouleau de sopalin qui trône toujours dans ma cuisine il n’est toujours pas entamé, il doit commencer à se sentir seul. Je le garde pour les urgences (je n’ai pas encore trouvé lesquelles) et les invités en manque de papier.

Bon ben maintenant il faut faire la vaisselle : moi j’ai toujours mon éponge (j’ai tout un stock à écouler) mais on peut la remplacer par une brosse à vaisselle  et pour le produit vaisselle afin de ne plus jeter un bidon à chaque fois ou une recharge, qui ne se recycle même pas d’ailleurs, je le fabrique moi-même, j’aime bien jouer à l’apprentie sorcière. Enfin quand vous allez voir la recette, on est loin de la sorcellerie ou de la chimie.

 Liquide vaisselle :

-30g de savon de Marseille bio rapé,

-10 gouttes d’huiles essentielles de citron (pour la conservation)

–1l d’eau bouillante.

Dans un récipient en verre mettre le savon râpé, les huiles essentielles et versez dessus l’eau bouillante. Bien mélanger et laissez reposer une nuit dans un placard. Le produit se fige, je passe mon éponge dessus dès que nécessaire. Ne vous attendez pas à ce que ça mousse autant que le savon industriel, ça mousse un petit peu. Sachez que ça vous coûtera beaucoup moins cher et que vous n’envoyez plus plein de saloperies dans l’eau et sur vos mains.

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 Produit nettoyant pour le sol :

Vous pouvez également utiliser cette préparation pour le sol, dans ce cas vous pouvez reverser de l’eau bouillante dessus pour qu’elle redevienne liquide.

Sinon on peut utiliser du savon noir : dans un récipient je mélange 7 cuillerées à soupe de savon noir et 1L d’eau. Dans votre seau, mettre 1 volume de ce produit pour 10 volumes d’eau.

Mesdames, je pense qu’il doit traîner dans vos placards un vieux bas, mi-bas enfin les trucs comme les collants, dont vous ne vous servez plus et bien ne le jetez pas utilisez-le à sec pour frotter votre robinet qui brillera de mille feu. Je trouve ça trop fort !

Pour le calcaire, je pense que vous connaissez tous(tes) le vinaigre blanc, qui sert dans toute les pièces de la maison, à avoir toujours dans sa réserve.

L’essentiel pour toute la maison : vinaigre blanc, bicarbonate de soude, un savon, des huiles essentielles et vous pouvez tout faire !

Ça peut paraître décourageant pour certain(es) mais en fait pas du tout pour moi. J’avais énormément de déchets comme tout le monde à savoir environ 350kg/an et j’en ai déjà réduit pas mal sans me prendre la tête. Faut juste réfléchir à un moment donné à sa consommation et après ça devient un réflexe en fait. Et en plus j’arrive à contaminer une partie de mon entourage, mes collègues font maintenant plus attention à leurs déchets et joue aussi aux apprentis sorcières.

Comme je l’ai dit il faut y aller tranquillement, ne pensez pas révolutionner votre intérieur en une semaine !

Et vous, avez-vous des astuces, des solutions, pour réduire vos déchets dans la cuisine ?