Cuisiner les restes et les épluchures

En 2015, nous avons beaucoup parlé du gaspillage alimentaire suite à la proposition de loi contre le gaspillage alimentaire dans la grande distribution. En effet, jusqu’ici, bon nombre de grandes surfaces allaient jusqu’à javelliser leurs aliments pour éviter que des sans-abris ou personnes dans le besoin ne récupèrent la nourriture, pour éviter les procès, par exemple.  Désormais, les moyennes et grandes surfaces ont l’obligation de conclure une convention avec une association caritative, afin de faciliter les dons alimentaires.

Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous sommes tout aussi et même plus responsables de ce gâchis. Nous jetons en moyenne 21 % des aliments que nous achetons, ce qui représente 6,5 millions de tonnes de déchets alimentaires par an, soit 20 kg par an et par Français selon le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt : 7 kilos de produits encore emballés et 13 kilos de fruits et légumes, de restes de repas.

Le coût de cet impressionnant gaspillage alimentaire s’élève entre 100 et 160 euros par an et par habitant selon une étude menée par l’ADEME, soit 12 à 20 milliards d’euros au total en France chaque année.

De plus, la consommation énergétique est très importante pour créer, transformer et transporter ces aliments qui ne seront même pas consommés !!!

Tout cela est d’autant plus terrible quand on sait le nombre de personnes touchées par la faim dans le monde, fléau qui est loin d’être éradiqué. En effet, entre 2011 et 2013, encore 842 millions d’adultes et d’enfants souffraient d’un problème de sous-nutrition, ce qui représente 12% de la population mondiale.(source : action contre la faim)

Pour éviter cela, il est nécessaire de revoir nos modes de consommation, conservation :

  •  Accepter de ne pas acheter en trop grande quantité et donc  de faire ses courses en plusieurs fois en fonction des besoins.
  • Savoir conserver ses aliments dans des contenants hermétiques, et pour certains à l’abri de l’humidité ou de la lumière.
  • Penser à congeler ce qui ne sera pas manger dans l’immédiat.
  • Composter
  • Etre attentif aux dates de consommation sur les étiquettes sans être complètement parano :

La DLC ou DLV : La Date Limite de Consommation (DLC) ou la Date Limite de Vente (DLV) indiquent jusqu’à quel moment le produit peut être consommé. A priori, la DLC ou DLV est impérativement à respecter, du fait de la qualité même du produit.Elle concerne souvent des produits dits fragiles comme la viande, le poisson ou les produits laitiers.

 La DLUO : La Date Limite d’Utilisation Optimale se caractérise notamment par l’indication suivante « à consommer de préférence avant… ».Mais au contraire de la DLC, la DLUO n’est pas impérative. Si le produit est dit « périmé », il peut toujours être consommé sans réel danger pour la santé. La DLUO désigne jusqu’à quelle date le produit peut être consommé tout en conservant ses qualités diététiques. Une fois la date dépassée, le produit verra peut-être son goût altéré mais pourra toujours être consommé s’il a été parfaitement conservé.

Donc, si en fouillant vos armoires, vous constatez que la DLUO de certains produits est dépassée, ne gaspillez pas !

Pour ma part, je suis plus vigilante à l’aspect et à  l’odeur du produit qu’à sa date de consommation ou d’utilisation optimale. J’ai toujours consommé des yaourts après la date indiquée et depuis que je les fais je ne fais plus du tout attention à cela.

Nous avons tous des restes d’aliments ou de repas qui trainent dans nos frigos et placards, il n’est pas utile de les jeter car on ne sait pas quoi en faire ou parce qu’on en a marre d’en manger :

  • Des restes de pain : on peut toujours réaliser l’extra pain perdu, que ma maman me faisait petite et dont je raffolais, pour le ptit dej’ ou le goûter

Pain perdu :  Dans une assiette creuse,  mélangez un œuf et un peu de lait, y tremper rapidement les tartines de pain et les faire revenir dans une poêle avec du beurre. Saupoudrez de sucre !

  • Pour le pain dur : pourquoi ne pas le transformer en croûtons pour la soupe ?
  • Blanc d’œuf + sucre = meringues.
  • le très simple gratin : un reste de féculent, des restes de légumes et ou de viande, un peu de fromage râpé et le tour est joué!

On peut aussi cuisiner les épluchures des fruits et légumes bio (bio pour éviter les pesticides très présents dans le peau, la tige.)

En flânant, dans les rayons de la bibliothèque municipale je suis tombé sur le livre « cuisiner mieux en jetant moins » de Lisa Casali. Il regorge de recettes pour utiliser des épluchures, feuilles, tiges mais aussi les restes.

Avec des restes de pain (surtout de la mie) et des épluchures d’épinards (de brocolis pour moi) :

  • gnocchis de pain et d’épinards

tiges et feuilles d’épinards (pour moi idem d’un brocoli)

pain rassis

30 cl de lait

2 œufs

100g de farine

Fromage râpé

Huile d’olive :

Fractionnez le pain en petits morceaux, recouvrez-le de lait et laissez tremper.

Faites cuire les chutes d’épinard à l’eau bouillante salée pendant 3 minutes (15 pour le brocoli) Egouttez-les, en conservant l’eau de cuisson pour les gnocchis. Séchez-les soigneusement, hachez-les et ajoutez-les au pain imbibé de lait.

Ajoutez les œufs, la farine et mélangez jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène. Donnez à cette pâte une forme cylindrique longue et étroite (c’est pas très facile quand même). A l’aide d’un couteau, coupez-la en petits tronçons.

Faites cuire les gnocchis à l’eau bouillante salée, en utilisant l’eau de cuisson des épinards, en comptant environ 3 minutes à partir de la reprise de l’ébullition.

Egouttez-les gnocchis, puis faites-les sauter dans une poêle avec un filet d’huile, et du fromage râpée. (Dans la recette elle ajoute des graines dans la pâte. )

Je n’ai pas très bien réussie la consistance de la pâte mais peu importe le goût était vraiment top. (Bon la photo n’est vraiment pas jolie, désolé !)

Après avoir fait de la compote, je me suis retrouvée avec une jolie montagne d’épluchures, trognons, pépins et avec ça et bien on peut faire de la gelée de pomme, (non pas besoin de pommes) et des petits gâteaux aux épluchures de pommes trop bon !!.

Gâteaux aux pelures de pommes :

P1040517

celui-là m’a fait sourire car il est tout moche, mais tellement bon!

 

  • épluchures
  • 150gr de sucre
  • 1 œuf
  • 120gr de farine
  • 8g de levure
  • 100gr de beurre
  • Jus et écorce de citron
  • Sel

Coupez les pelures en bâtonnets, mettez-les dans une casserole avec 50gr de sucre et 1 cuillerée à café d’eau.  Faites cuire en surveillant bien la préparation jusqu’au début de la caramélisation des pelures (environ 4 minutes). Dès que le sucre prend une couleur légèrement ambrée, éteignez le feu.

Préchauffe le four à 180° C. Préparez une plaque de cuisson.

Dans un saladier, mélangez le reste de sucre, l’œuf, la farine, la levure, le beurre (je l’ai fait fondre mais vu que la pâte était très liquide, il faut peut-être qu’il soit plutôt très mou), le jus et l’écorce de citron, le sel.

Lorsque la pâte est homogène, déposez des petits tas de pâte, bien espacés,  sur la plaque de cuisson.  Etalez sur chacun d’eaux 1 cuillerée à café de pelures caramélisées.

Enfournez pour 15 minutes.

Le fils de ma collègue, 7 ans,  a dit qu’il avait hâte d’y goûter et que c’était trop bien car : « c’est dans la peau qu’il y a le plus de vitamines », il paraît que la vérité sort de la bouche des enfants…

Si comme moi, vous n’avez pas envie de vous resservir tout de suite de vos épluchures, vous pouvez les congeler sans soucis jusqu’au moment où vous aurez le temps ou l’envie de les cuisiner.

Connaissez-vous d’autres recettes pour cuisiner les restes ou les épluchures ?

Mode écolo : des ressources pour s’y retrouver!

Et bien ce n’est pas facile de s’y retrouver dans tout le dédale de marques de vêtements existantes, fabriquées ici ou là avec ceci ou cela. En faisant des recherches, je suis tombé sur des sites donnant  des informations précieuses sur la mode écolo et sur les labels qui peuvent être une bonne garantie. Pour celles et ceux qui seraient frileux, non la mode écolo, éthique n’a rien de moche, vieillot ou hippie.

  •   Dressing responsable :

dressing responsable

C’est un site, ainsi qu’un blog, qui est une source d’information sur la mode responsable. Pour cela, le site propose une fiche détaillée pour chaque marque sélectionnée accompagnée de pictogrammes. Ces derniers ont été crées pour nous aider à nous y retrouver : matière écologique, fabrication écologique, made in France…

Il y a une sélection de produits coup de cœur que l’ont peut commander directement. Des blogueuses participent aux sélections.

Sur le blog, on retrouve des articles intéressants sur la mode écolo : les matières, les couleurs..

Ce site  met un coup de balai à toutes les idées reçues sur la mode écolo et propose des marques pour tous les styles et toutes les bourses!

http://www.dressingresponsable.com

  • Wardrobe

    C’est un site pour comprendre ce qu’est la mode éthique. Sont présentés des créateurs et des boutiques pour tous les styles.

    http://www.wardrobe. fr

  • Le bottin made in France :

     mif

     

     

     

    C’est un annuaire 100% collaboratif pour découvrir l’offre Made in France. Le concept est aussi de soutenir les entrepreneurs.

    Pour trouver un produit, c’est très simple vous tapez son nom dans la barre de recherche et les résultats s’affichent avec le nom des boutiques vendant ce que vous cherchez. On peut ajouter un critère de prix et de vente à domicile par le bottin.

    Le petit plus du site c’est 2 fichiers téléchargeables gratuitement que je vous conseille de lire : « Le made in France sous toutes ses coutures » et « le journal du made in France 2016 » avec un article présentant 100 marques qui fabriquent en France et bien sûr pas que du prêt à porter.

http://www.le-bottin-du-mif.fr

Pour pouvoir s’y retrouver, des labels ont été créés pour renseigner le consommateur sur les matières utilisées, la limitation de substances dangereuses… En voici quelques-uns :

  • l’écolabel :

logo écolabel

Les caractéristiques certifiées

 

– Un usage limité de substances dangereuses pour l’environnement
– Un usage limité de substances dangereuses pour la santé
– Une réduction de la pollution de l’air et de l’eau durant la production des fibres
– La résistance au rétrécissement durant le lavage et le séchage
– La résistance des couleurs à la transpiration, au lavage, au frottement mouillé et à sec et à l’exposition à la lumière.

 

  • Gots :

logo gots

Garantit le caractère biologique du produit textile (laine, lin, soie..) et la limitation des substances et procédés chimiques.

 

 

  • Ecocert ESR et Bio Equitable 

logo ecocertlogo bio équitable

Ces logos garantissent que le coton est issu de l’agriculture biologique et du commerce équitable. Les pratiques agricoles pour sa culture limitent les impacts environnementaux sur la faune, la flore et le milieu naturel.

 

J’espère que tout ça vous aidera un peu pour vos futurs achats, on peut aussi se tourner vers l’upcycling qui est le fait de recycler des vêtements en les réutilisant pour en créer de nouveaux.

Maintenant, il n’y a plus qu’à se lancer…

Les 5 bonnes raisons de se faire une garde robe éthique, écolo et minimaliste

Demain c’est les soldes! Il y en a pour qui c’est la grande joie du début d’année, bon moi c’est moyen, moyen!! je n’aime pas faire les magasins de vêtements, faire des essayages et encore moins quand il y a plein de monde. Mais bon, vu l’état de mes vêtements (y’a des trous dans mes 3 jeans oups), il est temps de refaire des achats et du coup d’en profiter pour commencer à me constituer une garde robe en accord avec mes valeurs c’est à dire éthique, écologique et minimaliste. 

Quels sont les avantages d’une garde robe éthique, écolo et minimaliste :

C’est bon pour la santé :

Nous portons, à même la peau, des habits comportant des traces de produits hautement toxiques, tels que les phtalates, les nonylphénols (NP),qui sont des perturbateurs endocriniens. Régulièrement d’importantes réactions allergiques sont constatées du fait du port de certains vêtements. 

« En 2012, Greenpeace a publié un rapport intitulé Les dessous toxiques de la mode. En cause : des substances chimiques susceptibles de provoquer des cancers et d’agir comme perturbateurs endocriniens, déréglant le fonctionnement hormonal et impactant les fonctions reproductives, détectées dans les rayons de vingt marques de prêt-à-porter. »

Pour réduire notre empreinte écologique :

L’industrie textile est, après celle du pétrole, l’industrie la plus polluante au monde–et grande consommatrice de matières premières, d’eau et d’énergie. Elle contribue pour une grande part aux émissions de gaz à effet de serre, aussi bien au niveau de la production, du transport, que de l’entretien.

 Il faut savoir qu’un jean peut parcourir jusqu’à 65000 kms entre le champ de coton et la boutique vous imaginez donc la consommation de pétrole et les émissions de gaz à effet de serre pour son transport. Pour sa fabrication, on utilise parfois des cotons transgéniques, des pesticides car le coton est fragile et près de 1300 espèces d’insectes, de champignons.. peuvent s’y nicher.

Le coton a besoin de beaucoup d’eau : il est le 3e consommateur d’eau d’irrigation dans le monde, après le riz et le blé.                                             Afin de le teindre, le blanchir ou l’imperméabilisé on utilise différents produits chimiques qui se retrouvent ensuite dans les nappes phréatiques.

Pour le respect des travailleurs :

Nos vêtements sont souvent confectionnés dans des ateliers par des personnes, et des enfants,  dont les conditions de travail sont parfois difficiles : elles travaillent 10 à 12 heures par jour, sont mal rémunérées et sans protection sociale. Il est toujours difficile de savoir ce qu’il en est car à part la mention « Made in » sur l’étiquette on ne sait pas grand-chose. Et, quand on sait que les grandes marques, dont on paye les vêtements au prix fort, font appel à ces travailleurs on peut rapidement être très en colère…..

De plus, 3 millions d’agriculteurs exposés à des herbicides, pesticides tombent malades chaque année.

 Pour gagner du temps le matin :

Si on a moins de vêtements et qu’on choisit des vêtements modulables, on se prend moins la tête à chercher sa tenue chaque jour.

Pour faire des économies et de la place dans ses placards :

Même si dans un premier temps les vêtements sont plus coûteux à l’achat, on fait le choix d’en acheter moins et on les choisit de bonne qualité ce qui augmente leurs temps d’utilisation. On peut aussi se tourner vers des vêtements d’occasion qui sont  peu coûteux.

 Source : dépliant « carnet de vie d’un jean » édité par l’ADEME

Donc, pour se faire une garde-robe éthique, écologique et minimaliste, il va falloir veiller à :

  • La matière du vêtement : biologique, biodégradable, végétale, recyclée..
  • Son impact écologique : réduction de la consommation d’eau, des déchets…
  • Son impact social : marque éco-responsable, économie locale…
  • Son utilité

Je ne sais pas vous, mais moi après tout ça et bien je n’ai plus envie de mettre les pieds dans un magasin, c’est un peu démoralisant. Mais comme maintenant il existe de nombreuses marques produisant ce type de vêtements, je vais essayer d’aller à la pêche sur le net et en boutique (pas sur d’avoir ça à côté de chez moi!)